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lundi 22 août 2016

Rêve

Encore un fabuleux rêve !
 
J'ai rêvé que j'étais dans une salle de conférence dans laquelle les gens s'apprêtaient à me sacrifier à je ne sais plus quelle divinité Lovecraftienne (une sorte d'oeil géant).
Of course j'étais moyennement d'accord donc je me suis barré tant bien que mal après m'être vaguement battu avec les participants qui voulaient que je reste.
 
J'ai couru dans une rue déserte avec les poursuivants derrière moi, et je me suis réfugié dans ... un temple maudit de ladite divinité. Un truc à mi-chemin entre un gigantesque édifice et un réseaud de cavernes, fait de plusieurs pièces délabrées, sombres et poussiéreuses, reliées les unes aux autres de manière anarchique et qui descendaient peu à peu sous terre.
Après avoir parcouru quelques pièces/cavernes et commencé à descendre dans les profondeurs avec une ambiance de plus en plus malsaine, je n'étais plus poursuivi mais ... "putain je suis en train de faire la même erreur que les gens dans les bouquins ça va teeellement mal finir pour ma gueule J'ME CASSE".
Donc j'ai fait demi-tour et je suis remonté, mais je ne trouvais plus mon chemin. J'ai fini par trouver une sorte de trappe façon grenier, derrière laquelle était un ...sas, que j'ai ouvert (pshhhhhhhhhh). Je me suis retrouvé dans un cockpit d'avion, par la fenêtre duquel je suis sorti dans la rue, parce que l'avion était dans la rue, normal. Enfin non, pas normal, puisqu'il s'est avéré que la rue en question... se situait dans un monde parallèle. Dans lequel j'étais perdu.
 
Dans ce monde, les gens étaient maquillés de manière grotesque, un peu comme le masque du film Saw. Mais surtout, surtout, le soleil n'était pas le même. Ils appelaient ça le luneil, et il éclairait les choses de manière totalement différente. Pour ceux qui ont fait un peu de 3D, il n'y avait que la spécularité : quand le soleil était derrière moi et qu'il éclairait les cheveux de quelqu'un, il y avait un reflet lumineux, un peu comme un jeu vidéo aux graphismes mal vieillis.
Bref, pour sortir de ce monde parallèle, il fallait que je trouve l'endroit où le monde était un peu différent, celui où "mon" monde débordait sur celui-ci.
Je me suis donc mis en route avec un couple que j'avais croisé, originaire de ce monde, pour chercher cet endroit. À un moment, une zone était couverte de neige alors qu'il faisait beau ailleurs. J'ai demandé à la fille si c'était normal qu'il y ait autant de neige ici, elle m'a dit "non, pas trop". J'avais trouvé l'endroit !
Son copain m'a alors pris à part et m'a expliqué qu'il était lui aussi perdu dans ce monde depuis des années et qu'il n'avait jamais réussi à retrouver son monde, qu'il essayait de s'habituer mais qu'il n'y arrivait pas, et qu'il pétait lentement un plomb.
 
Et. Euh. Mon alarme a sonné.

vendredi 24 juin 2016

"C'est gangréné, il va falloir amputer"

Je ne sais pas combien de gens réalisent ce que mes cheveux longs représentent pour moi.

Avril 2000 : j'ai bientôt 16 ans, les cheveux coupés courts, avec une raie sur le côté. Je me trouve près de l'escalier de cette maison à Chartres dans laquelle j'ai passé toute ma vie, et on me demande si j'ai déjà pensé à me faire pousser les cheveux, comme mon frère (de sept ans mon aîné) - vu que contrairement à lui qui les a ondulés, les miens sont raides et que ça pourrait rendre pas mal. Non, ça ne m'était jamais venu à l'esprit. À l'époque, je suis maladivement timide, je n'ai jamais eu de copine, peu d'amis, bref le paria de base qu'on trouve dans tant de classes. Je décide de tenter le coup.

Septembre 2000 : alors qu'encore un mois auparavant je pensais finir ma vie à Chartres, on déménage à Rennes en catastrophe pour des raisons sur lesquelles je ne m'étendrai pas. D'un lycée privé où j'avais réussi malgré tout à me faire quelques potes, j'emménage dans une ville inconnue, en 1ère S dans un lycée public où je dois reprendre péniblement à zéro ma construction de vie sociale. Avec en handicap ces cheveux même pas mi-longs, qui ne ressemblent à rien. Pas ma meilleure année, peu de potes, sentiments d'exclusion, vagues pensées de suicide jamais sérieuses. Je retourne voir une ou deux fois mes potes faits l'année d'avant à Chartres. La plupart sont étonnés de ma nouvelle coupe de cheveux, mais trouvent ça plutôt cool.

Année scolaire 2001-2002 : terminale S. Je commence à avoir les cheveux longs, ma vie sociale s'améliore et je prends confiance en moi. Mes cheveux m'apportent un bonus à mon charisme autrement inexistant. Je suis un peu "différent" - le mec qui parle pas beaucoup, qui a un look bizarre. Cette faculté d'être considéré "différent" me plaît, parce que de toute façon je ne suis pas capable de faire autrement pour signifier mon existence au monde. Ça me plaît à vrai dire tellement que je pousse le vice jusqu'à fumer un peu trop de joints et que je m'en vante : je viens régulièrement défoncé en cours. Mon année se passe mal, scolairement. Socialement, ça va. C'est au moment où je réalise que je fume principalement pour me montrer défoncé aux autres et me faire remarquer que je réalise à quel point ce que je fais est profondément débile. J'arrête quasi totalement de fumer des joints quand je suis tout seul, et je me mets à ne plus fumer que quand je suis avec d'autres gens.

Année scolaire 2002-2003 : re-terminale S, ayant redoublé à cause desdits joints. Celle-ci est moins n'importe quoi. Je suis plus stable et je me fais de vrais amis. À partir de ce moment, j'ai toujours pas de copine, mais je commence à me plaire physiquement. Oh, je suis toujours incapable de parler à une fille, mais mon complexe d'infériorité s'atténue. Mes cheveux longs sont beaux et rendent la plupart des filles jalouses.

Mars 2003 : je m'inscris sur Parano.be. Mes photos de moi et de mes cheveux ont du succès. J'ai toujours pas de copine, mais je sais que physiquement, au moins, je plais. Je bugue sur la fiche de Nancy, qui elle-même bugue sur la mienne, mais on ne le saura que 8 ans plus tard.

Été 2003 : en vacances, je me fais d'autres amis. Mes premiers vrais amis rencontrés hors du lycée. Je bugue sur une des filles en question.

Fin 2003, puis les années qui suivent : je fais la connaissance de Gwenn et d'Elluin sur Internet. Plus tard, en 2004, je rencontre Lilly, avec qui je me ...lie, puis Alisa, qui deviendra ma première copine pendant un temps trop court. C'est de cette époque que je me mets à utiliser le mot "muh" (quant à savoir à quel moment précis, aucune idée).

À cette époque, je subis mon premier psychotage à propos de mes cheveux : ma ligne de cheveux me semble avoir reculé sur les côtés, au-dessus des tempes, d'un coup en quelques mois. En fait, non, mais c'est la première fois que je me demande ce qui se passerait si je devenais chauve, et comment je le vivrais. Spoiler : mal.

Les années passent, je sors avec Lilly, puis avec d'autres personnes. Que des relations à distance, commencées par Internet avant des rencontres IRL. Toujours, toujours, mes cheveux semblent attirer le regard plus que le reste de ma personne. C'est comme ça que je le vis, du moins : mes cheveux sont un membre à part entière, aussi indispensables à ma survie que mes jambes ou, je vous vois venir, ma bite (voilà, c'est dit. Ça va mieux, ceux que ça démangeait ?). Ils ne définissent pas que ma coupe de cheveux : sans mes cheveux longs, je ne serais pas moi. Je ne serais plus le Muh.

2010, ma dermite débarque. J'en ai longuement parlé ici, des cinquante mille trucs que j'ai essayés en vain pour m'en débarrasser. Suffit de dire qu'en plus de me démanger, elle me fait des plaques rouges moches desquelles les cheveux chutent plus facilement. À cette époque, je commence à psychoter sur l'éventualité de perdre mes cheveux. Le fait de sentir le froid de la vitre de bus quand j'y pose l'arrière de mon crâne ne fait rien pour me rassurer, persuadé que je suis qu'à une époque ils étaient plus épais que ça et que je ne sentais pas le froid de la vitre quand je faisais ça.

2011, je sors avec Nancy. À un moment, on va dans un magasin qui a de grands miroirs au plafond. J'y jette un oeil et je m'arrête, pétrifié : c'est la peau de mon crâne qu'on voit, là, sous mes cheveux ?! Nancy me rassure en me disant que nan, ça ne se voit pas. Pendant deux ans j'emmerde tout le monde à demander s'ils trouvent pas que je me dégarnis, là, à l'arrière de mon crâne. Les gens trouvent que non. Ou peut-être un peu mais faut vraiment scruter pour s'en rendre compte.

Fin 2013, tout seul au boulot, sur une pulsion, je prends mon smartphone et je me photographie l'arrière du crâne. Et je constate l'étendue des dégâts.

Depuis, c'est une longue "chute" vers la calvitie. Pendant quelques mois je tente un médicament censé ralentir la chute des cheveux. Ça ralentit peut-être, mais ça les rend surtout super gras. J'arrête ce produit il y a un peu plus d'un an, tellement j'en ai marre : à quoi ça sert d'avoir un médicament pour les garder longs si c'est pour qu'ils soient dégueulasses ? On me dit de réduire leur longueur pour ralentir la chute. Je préfère passer en mode carpe diem : je les aurai le plus longs possible jusqu'à ce que ce soit vraiment moche, mais j'en profiterai à fond jusqu'au bout.

En juin 2014, je trouve un truc pour freiner ma dermite - de l'argile sur la tronche tous les soirs. C'est également ça qui me permet d'enfin me faire pousser la barbe sans que ça me démange. Ma barbe pousse à une vitesse folle, pendant que mes cheveux tombent à une vitesse folle. Ils deviennent vraiment moches. Je n'ose même plus les détacher. Faire en sorte qu'on ne voie pas la peau de l'arrière de mon crâne devient un défi de plus en plus dur, même attachés.

J'ai passé ces dernières années à scruter la calvitie chez les autres, et à réaliser à quel point c'est injuste. Le nombre de gens chauves à 32 ans est minuscule, mais j'en fais malheuresement partie. J'ai maudit les gens qui se plaignaient d'avoir des cheveux blancs. J'aurais tellement préféré les garder longs, mêmes blancs... J'ai maudit les filles qui regrettaient de s'être coupé les cheveux. Hey, toi, ça repoussera avec le temps. Pas moi. Je me rassure en me disant que j'ai des poils de rechange - ma barbe. On ne devient pas chauve de la barbe.

Depuis deux ans, j'ai trouvé la solution pour qu'on ne voie plus le trou que j'ai à l'arrière du crâne, mais je manque de courage pour passer à l'acte. Après tout, qu'est-ce qu'une calvitie ? Une zone dépourvue de cheveux, délimitée par, ben, des cheveux. Solution ? Tout raser. Plus de cheveux du tout, plus de calvitie. Ces cheveux, gangrenés par la calvitie, il me faut les amputer.

Oui mais... Hé, ça serait trop simple. Il me reste encore ma dermite. Quelque part sur mon crâne, j'ai des plaques rouges, je ne sais où. Il va falloir qu'elles prennent un peu l'air pour être atténuées. Je ne peux de toute façon pas tout raser d'un coup, je ne suis pas sûr de supporter le choc (ni Nancy, d'ailleurs).

Ça fait plusieurs mois que je n'en peux plus, que c'est moche quoi que je fasse et que j'attends de trouver le courage de tout couper. J'étais en vacances dans le sud, chez les parents de Nancy. On (enfin, surtout moi) avait décidé de rentrer aujourd'hui, jeudi (ouais je sais, techniquement on est vendredi, silence), pour avoir le vendredi de libre et ne pas passer directement de vacances => rentrer maison => boulot. Là-bas, Nancy m'a suggéré quelque chose que j'avais déjà considéré (puisqu'après cinq ans de relation, on n'est pas télépathes mais presque) : cesser de repousser ce moment fatidique et profiter que je suis encore en congés pour passer à l'acte.

Il y a une heure, j'ai lavé mes cheveux longs pour la dernière fois. Ça m'a fait l'effet du dernier repas du condamné. La dernière fois que je me fous ce shampoing dans toutes ces longueurs. La dernière fois que je masse, que je rince, que je sens ce paquet de cheveux humides et compacts buter sur le bas de mon dos et y dégouliner.

Il est quasi 1h du mat. À 11h30, j'ai rendez-vous chez le coiffeur pour qu'il me tonde les cheveux. Pas rasés, mais quelques centimètres. On verra les dégâts, puisqu'il n'y a qu'avec les cheveux courts que je saurai précisément à quel point je suis dégarni, et à quel point j'ai des plaques dues à la dermite. Et surtout, on verra si les cheveux courts, ça me va. De toute façon ce n'est pas comme si j'avais le choix...

Les gens ont eu du mal à comprendre ces derniers temps pourquoi je psychotais autant sur ma calvitie. Pourquoi ça me rendait aussi dingue. Hé les gars, dans ma tête, c'est toute ma vie sociale et amoureuse qui s'est construite grâce à mes cheveux... Je crois inconsciemment que si je les coupe, je vais revenir à mes 16 ans, à cette époque honnie et traumatisante où je me sentais une sous-merde.

Une amie qui m'est très, très chère m'a dit ceci : "peu importe ta tignasse, tu seras toujours le même Muh ;) ta personne ne changera pas, on t'aimera quoi qu'il en soit"

J'espère. J'espère aussi que moi, je m'aimerai toujours.

samedi 14 mai 2016

Reikomment ?

(J'ai rarement fait un titre aussi mauvais, je suis très fier)

Comme je fais une insomnie à la con (je soupçonne le kebab de ce soir d'y être pour quelque chose), je me suis dit que j'allais faire le deuxième post que j'avais en tête sur le Reiki. Y'en aura probablement pas de troisième, si ça peut vous rassurer (sauf si gros changement, donc ça ne sera probablement pas dans les prochains mois).

Dans ma tête, le post précédent avait plutôt pour but de parler de mon vécu, de comment ça se passait dans ma vie côté Reiki depuis la fois où j'en avais parlé, deux ans et demi plus tôt.

Ce post-ci a plutôt pour but de parler de la façon dont je le pratique, comment je le vois. Tout ce long texte, c'est à peu près ce que j'ai envie de dire aux gens à qui je suis susceptible de faire un soin ou une initiation.

Le Reiki a une réputation assez mauvaise, due entre autres à la mentalité d'une bonne partie des pratiquants : entre l'utilisation financière qu'ils en font (notamment des initiations souvent hors de prix), la façon parfois complètement perchée dont ils en parlent, ou encore le fait qu'ils promettent monts et merveilles... Ça ressemble pas mal à une secte par certains aspects. Tout ça faisait aussi partie des raisons pour lesquelles j'avais hésité à me faire initier, à la base, jusqu'à ce que j'en discute avec Melmothia, dont j'ai beaucoup aimé la manière d'appréhender le Reiki.

J'avais dit que je vous mettrai le topo qu'elle avait écrit, à destinations des nouveaux initiés ou des gens qui souhaitaient l'être. Eh ben, hop (c'est long, mais c'est l'avantage d'un blog par rapport à Facebook ou Twitter) :

Petit topo sur le Reiki et l'initiation (ce qui m'évitera à l'avenir de tout répéter à chaque fois que j'initie quelqu'un - oui, je sais j'aurais pu le faire avant)

Le Reiki est à la fois une méthode de soin, que l’on peut considérer comme parente du magnétisme, ainsi qu’une voie de bien être et de transformation intérieure.
Le mot « soin » doit être abordé avec précaution, car le Reiki ne remplacera jamais un traitement médical. Il est d’ailleurs fortement déconseillé d’envoyer du Reiki sur des plaies non encore désinfectées, directement sur le cœur d’une personne cardiaque ou pendant une opération chirurgicale, car le Reiki a tendance à accélérer le métabolisme et à permettre au corps de s’auto-réparer. Il est donc indiqué en appoint de certains traitements, durant des convalescences, pour aider à la guérison de petits soucis de santé, apaiser certaines douleurs, améliorer un état général, etc.

Il n’est cependant pas une panacée et il arrive que le Reiki, sur une maladie, un problème ou une douleur n’ait simplement aucun effet. Il est absurde et dangereux de promettre une guérison par le Reiki.

Du point de vue d’un travail de fond, le Reiki peut constituer à lui seul une véritable voie de transformation intérieure. Il tend à rééquilibrer ce qui doit l’être et, à long terme, permet à la personne d’être davantage « elle-même ». Désolée de ne pas pouvoir être plus précise, mais c’est un champ où seule l’expérience personnelle vaut et qui touche d’autres domaines plus ésotériques et mystiques.

Concrètement, personne ne sait ce qu’est le Reiki, même si beaucoup le prétendent. La légende en attribue la « découverte » au japonais Mikao Usui, avec des variantes narratives : on dit qu’il aurait médité et jeûné 21 jours sur une montagne et serait revenu en possession d’une nouvelle technique de soin, viennent ensuite les débats entre ceux qui veulent en faire un moine bouddhiste, ceux qui préfèrent en faire un chrétien et ceux qui prétendent avoir retrouvé ses notes personnelles, etc. Historiquement, on sait seulement qu’en 1937, le Reiki fut introduit en Occident, via Hawaï, par Hawayo Takata qui en peut-être la véritable créatrice. A partir des années 80-90, la technique s'est répandue dans la majorité des pays occidentaux. Mikao Usui, s’il en est le père, n’ayant laissé ni notes ni élèves et les disciples de Takata ayant tendance à livrer des versions différentes de son enseignement comme des symboles, les débuts du Reiki demeurent une zone d’ombre, qu’on tend bien entendu à remplir par des mythes.

De là, le Reiki pratiqué et transmis de nos jours est très probablement… américain. En grande partie, du moins. A partir de quelques élèves de Takata ayant transmis des initiations, le Reiki s’est développé durant la mode New Age des années 80, en même temps que d’autres techniques de soins dites douces ou parallèles. Rapidement, certains praticiens ont ajouté d’autres symboles, donnant naissance au Reiki Karuna, Reiki Kundalini, Reiki Shamballah, etc.

Aujourd’hui, on trouve des centaines de formes de Reiki, certaines sont sans doute intéressantes, d’autres de pures arnaques. A part les tester lorsqu’on l’occasion de le faire, il n’existe pas de moyen de dissocier le bon grain de l’ivraie. Chaque forme de Reiki se veut plus puissante, plus vraie, plus pure… Et souvent plus chère.

Je n’ai rien contre les praticiens honnêtes qui vivent du Reiki, soins et initiations confondus. J’initie gratuitement par choix, mais je comprends qu’on veuille vivre de sa pratique et je souhaite sincèrement la réussite à ceux qui tentent l'aventure. C’est seulement contre les abus, nombreux dans ce domaine, que je m’élève, souvent accompagnés de promesses insensées de guérison physique et spirituelle, sans oublier la tartine morale qui tend à faire culpabiliser l’initié en lui laissant entendre qu’il est malade par sa propre faute et ce, de préférence après lui avoir vidé les poches.

Les mythes forgés autour de Mikao Usui ont donné lieu à maintes spéculations et à de véritables batailles de descendance, certaines écoles rivalisant pour déterminer qui possède la filiation la plus « directe », la plus « pure » et par conséquent, celle censée donner le plus de « pouvoir ». Or, si l’on considère qu’Usui n’était peut-être pas l’inventeur du Reiki, que dans tous les cas, il n’a rien laissé derrière lui et que, de nos jours, le Reiki universellement pratiqué est très probablement un patchwork New Age américano-japonais, le château de cartes de la filiation « pure » s’écroule. Et c’est très bien. Dans l’absolu, nous descendons tous d’Hawayo Takata qui est la seule, à son époque, à avoir transmis son savoir. Que ce savoir se soit transformé au fil des ans et des adeptes, c’est une évidence. Est-ce un mal ? Je ne crois pas.

Toujours est-il que la première chose qu’un adepte du Reiki montre, c’est son diplôme disant qu'il a bien été initié et qu'il descend d'Usui. C’est peut-être très bien pour rassurer les patients, mais dans l’absolu, un diplôme Reiki n’a pas plus de valeur qu’un ticket de métro. Outre qu’il est très facile d’avoir de faux diplômes et que certains stages proposent de devenir Master Teacher en un week-end, un diplôme ne dit rien sur la qualité et le sérieux d’un soignant. Le Reiki est une question de pratique personnelle, qu’aucun papier ne peut valider.

Je fournis des diplômes uniquement au niveau de Master Teacher si on me le demande, mais pas avant – ça tue des arbres et ça coûte de l’encre -. Un diplôme peut donner l’impression d’avoir un pouvoir définitif, autrement dit, dans le cas du Reiki, d’être arrivé avant d’être parti.

IMPORTANT : L’initiation n’est rien d’autre qu’un tour de clef dans une serrure. Elle ne donne aucun « pouvoir » si ce n’est celui de commencer à travailler. Ensuite, la pratique du Reiki évolue constamment, avec des hauts, des bas et des progrès, etc. Chaque adepte est différent, personne n'est tout puissant et personne ne détient les réponses.

Par ailleurs, le Reiki n’est lié à aucune religion, dogme, morale ni corpus ésotérique. Raison pour laquelle, j'ai laissé volontairement de côté les fameux 5 Principes Reiki que d'autres mettent au coeur de la pratique. Il semble que Mikao Usui (ou Takata ou qui vous voulez) partageait avec l’empereur Meijing l’amour des poèmes philosophiques - les 5 principes viennent apparemment de ce souverain. Ils m'ont toujours paru être un "ajout" visant à donner une plus-value de "sagesse". Cependant, certains adeptes trouvent un certain bénéfice à travailler avec. Tant mieux pour eux. Il faut toujours tester par soi-même et garder ce qui "fonctionne" bien pour soi.

S’il est aujourd’hui impossible de savoir comment était pratiqué le Reiki à son origine, on considère que le Reiki Usui comporte 3 degrés + un 4e degré appelé « Master Teacher » et 4 symboles de base.
Les versions plus modernes ont tendance à ajouter deux ou trois symboles, dont certaines sont d’ailleurs de variantes des symboles de base. Pour éviter les salades, je m'en tiens à ceux-là. Chacun peut ensuite compléter le buffet à son goût.

Certains enseignants ne donnent les symboles que de façon orale, d’autres ne les livrent qu’au 2e ou 3e degré, consacrant le 1er à la méditation. Personnellement je donne le Chokurei au 1er degré, le Sei Hei Ki et le Hon Sha Ze Sho Nen au 2e degré, et le Dai Ko Myo au 3e.

Le degré de Master Teacher (4e degré ou degré 3+) ne consiste qu’à apprendre comment initier quelqu’un à son tour. Ce degré a donné lieu à d’affreuses dérives financières. A ma connaissance, il était vendu jusqu’à 10 000 dollars il y a quelques années ! C’est tout simplement de l’arnaque. Dans les faits, apprendre à initier prend une trentaine de minutes et occupe l’espace d’un pdf de 10 pages. Par ailleurs, il existe presque autant de façon d’initier que de praticiens et toutes fonctionnent probablement aussi bien.

Je laisse passer 6 mois (à la louche) entre deux initiations pour laisser le temps à la personne d’intégrer le(s) symbole(s).

L'initiation peut se pratiquer en direct ou à distance. Un certain nombre de praticiens s’élèvent contre les initiations à distance, la raison en est probablement qu’ils ne s’y sont jamais essayés. De mon expérience, c’est exactement la même chose.

Je donne chaque initiation en deux séances de 20 à 45mn (la durée varie selon la façon dont les choses se passent, la réceptivité de l'initié, mon humeur, le temps qu’il fait, etc.).

Avant l’initiation, la personne doit :
- Éviter de boire de l’alcool dans les heures qui précèdent. L’alcool et le Reiki font mauvais ménage.
- Se laver les mains / ou les mains et les pieds / ou prendre une douche s'il en ressent le besoin.
- Se détendre dans une position assise ou allongée en plaçant, si possible, ses mains en gassho : mains jointes, pouces entrecroisés contre la poitrine. Si cette position est pénible, elle peut simplement poser ses mains sur ses genoux.
La personne n’a pas besoin de se concentrer, elle doit simplement rester réceptive. Avoir confiance en son initiateur est un "plus" qui m’évite de rebondir contre un mur en caoutchouc.

Après chaque phase de l’initiation, la personne doit penser à boire un grand verre d’eau. Le Reiki tend à déshydrater, d’où peut-être son incompatibilité avec l’alcool.

Après l’initiation du 1er degré, l’initié doit effectuer des auto-soins quotidiens pendant un mois, selon le temps dont il dispose, entre 10 et 20mn par jour, de façon à intégrer le symbole.

Il peut commencer à prodiguer des soins Reiki en direct ou à distance, en gardant évidemment en tête qu’il débute dans le domaine. Normalement, le symbole du soin à distance est le Hon Sha... donné au second degré, mais ça fonctionne déjà très bien avec le symbole du premier.

Foilà. J'aborde ça globalement de la même manière qu'elle. Il y a quelques affirmations dans son texte, et j'aime pas les "il faut" qui sont là sans vraie raison, donc je vais les reprendre une par une pour détailler un peu, et dire si je suis d'accord ou si je confirme par ma propre expérience. Comme tout ça est basé sur des notions ésotériques, ça fait dans tous les cas bien rire les cartésiens, mais c'est encore un autre débat. Bref :

  • "Le Reiki est à la fois une méthode de soin, que l’on peut considérer comme parente du magnétisme" : j'ai jamais expérimenté le magnétisme, mais je repense à Nancy à qui ça avait fait directement penser à quand son grand-père la magnétisait. Sur le principe en tout cas, c'est globalement la même chose, et c'est basé sur la notion d'énergie (dans le sens ésotérique). En magnétisme, on utilise sa propre énergie (si je dis pas de connerie), en Reiki, on sert de canal pour utiliser l'énergie de l'univers. Très récemment, une amie râlait parce que selon elle, "l'énergie de l'univers" c'est un peu vague et que concrètement certains praticiens piochaient dans l'énergie des gens autour d'eux pour faire le soin. Je suis pas d'accord avec elle, puisque pour moi obtenir le consentement de la personne est primordial avant de lui faire un "soin", que toute mon intention est basée là dessus, et que pour moi l'intention est la base de tout, en éso. Alors prendre autour de moi sans demander l'avis des gens ? Non.
  • "(...) ainsi qu’une voie de bien être et de transformation intérieure" : ça, ça reste à débattre, et globalement je ne me pose pas trop la question. Je me sers surtout du Reiki comme outil plutôt que comme voie. Pour le moment.
  • "le Reiki a tendance à accélérer le métabolisme et à permettre au corps de s’auto-réparer" : c'est à peu près mon impression également, mais c'est pas flagrant. Dans le doute, c'est la raison pour laquelle on (Melmothia et la troupe de gens qu'elle a initiés, dont moi) évite d'en faire sur des gens qui ont un cancer. On va dire que c'est pas un risque qu'on a envie de prendre...
  • "L’alcool et le Reiki font mauvais ménage" : déjà testé oui. C'est pas que ça fait des dégâts, mais c'est que ça passe moins bien, quoi.
  • <diverses obligations lors de l'initiation> : là il y a un aspect rituel qui entre en jeu, et il n'y a donc plus forcément besoin de justification, mais on va essayer quand même. En ce qui concerne le lavage des mains et des pieds, l'initiation fait directement des trucs dessus, ça me semble donc important qu'il n'y ait pas une couche de crasse (physique ou énergétique) qui fasse obstacle. Quant aux mains en gassho, ça ne me semble pas très utile. L'aspect rituel, toujours... Lors de mes initiations (qui se sont faites à distance), j'étais assis dans mon fauteuil ou allongé, bah ça marche très bien aussi :)
  • "Le Reiki tend à déshydrater" : oui oui oui. Ne serait-ce que parce que ça donne chaud.
  • "L’initié doit effectuer des auto-soins quotidiens pendant un mois" : j'aime pas les "doit". M'enfin, si on considère que lors de l'initiation, on ouvre un canal énergétique (j'appelle ça élégamment "ramoner le canal"), on peut supposer que ça va foutre un peu le bordel chez l'initié au niveau énergétique, et qu'il faut donc passer par une phase de nettoyage. Ça a également l'avantage de commencer à se faire la main sur soi-même plutôt que sur quelqu'un d'autre. Et puis plus on pratique, plus le Reiki devient efficace (ça aussi, je parle d'expérience), donc c'est également pour roder un peu la machine. Quant à la durée, un peu partout sur le Net, on parle d'une période de 21 jours. Je sais pas d'où ça sort, probablement encore un truc répété bêtement par tradition. Donc, le "un mois" à la place, cette durée ronde un peu arbitraire, ça me plaît bien. En fait, pour toutes les raisons que je viens d'évoquer concernant l'utilité des auto-soins, il n'y a probablement pas de durée minimum pendant laquelle on doit faire des auto-soins après l’initiation, et encore moins de durée maximum. Plus on en fait, mieux c'est, m'enfin on ne va pas mourir foudroyé si on ne fait ça qu'une vingtaine de jours en en sautant deux ou trois pour une raison X ou Y...

Okay, je pense que j'ai fait le tour. Encore une fois, ces affirmations sont elles-mêmes basées sur des théories ésotériques qui sont non prouvables.

Concrètement, je ne peux donc rien affirmer. De mon côté, je suis de moins en moins cartésien parce que je vis de plus en plus de trucs qui m'empêchent de l'être (et pas que des trucs en rapport avec le Reiki, loin de là). Je n'ai pas la preuve que l'énergie au sens ésotérique existe ou que les soins que je fais sont autre chose qu'un placebo. Je n'ai pas de quoi prouver tout ce que je viens de dire, et ça ne m'intéresse pas. Je m'en fous, chacun ses croyances : au final le plus important c'est que la personne qui reçoit le "soin" aille mieux ensuite, quelles qu'en soient les raisons.

Pour résumer, dans l'absolu, mon intention est d'éviter de retomber dans les travers qui donnent au Reiki une aussi mauvaise réputation. Pour ça, je pars des principes suivants :

  • Je ne sais pas comment le Reiki fonctionne. J'ai mon idée, basée sur mes propres croyances (lesquelles continuent d'évoluer au cours du temps), mais je ne peux rien affirmer.
  • Je ne sais encore moins d'où il vient, historiquement, et je m'en fiche.
  • Le "soin" Reiki vient en plus de la médecine traditionnelle. Il ne la remplace pas. Si les gens veulent arrêter de prendre leurs médicaments pour que je leur fasse du Reiki à la place, je suis très moyennement emballé et je le leur fais savoir.
  • Je ne peux rien promettre. Des fois, ça ne marche juste pas, zéro, nada, et je suis incapable de prévoir à l'avance ce que ça va donner.
  • Je ne fais pas payer, ni les soins, ni les initiations. Parce que je ne peux rien promettre, que j'aime globalement pas faire payer les gens, et que j'aimerais bien contribuer à ma toute petite échelle à dédiaboliser un peu ce truc entaché par tant d'arnaqueurs. Je ne suis foncièrement pas contre les gens qui font payer pour des soins ou une initation, mais pas 10 000$, quoi...
  • Je ne fais un soin qu'avec le consentement de la personne. L'importance du consentement est quelque chose de profondément ancré chez moi, probablement parce que c'est une notion qui se retrouve aussi dans d'autres domaines qui me tiennent très fortement à cœur, comme le féminisme ou le BDSM. Au niveau éso, j'ai une définition ultra simple de ce qu'on appelle "magie noire" (j'aime pas ce terme mais vous voyez l'idée) : pas de consentement = magie noire. C'est tout.
  • "Hey attends, bullshit, tu as dit dans le post précédent que tu faisais des soins sur des animaux, tu leur as demandé leur consentement à eux, peut-être ?" : ben en fait, oui. Je parle plus haut de l'importance de l'intention. Quand je fais un soin à quelqu'un ou quelque chose qui n'a pas la possibilité de me donner son consentement, je le fais avec l'intention qu'il ne reçoive le Reiki que s'il est d'accord. Je crois en une forme de conscience, appelons ça âme pour simplifier, qui est toujours en état de prendre ce genre de décision. Trop facile ? Pourquoi ça serait plus compliqué ? :)
  • ll y a de nombreuses "écoles de pensées" pour le Reiki. Certaines sont ultra rigoureuses, avec cinquante techniques aux noms japonais, des soins chronométrés à la seconde près dans pour chaque position, des formations de trois jours, etc. La mienne est plutôt de beaucoup BEAUCOUP se baser sur le feeling et d'expérimenter. Au début, quand je posais une question à Melmothia du genre "faut que je fasse plutôt comme ci ou plutôt comme ça ?", sa réponse était dans 95 % des cas "bah, teste". Au bout d'un moment j'ai arrêté de poser trop de questions et je me suis mis à tester par moi-même (généralement en étant mon propre cobaye).
  • J'expérimente constamment des nouveaux trucs, que ce soit dans ma façon de faire un soin ou d'envisager le fonctionnement du Reiki. J'essaie d'autres formes de Reiki quand j'en ai l'occasion, mais quand je propose un soin, je reste généralement sur le Reiki "de base", le Reiki Usui. Si j'ai envie d'en utiliser un autre, je le dis avant, en expliquant de quel Reiki il s'agit et en quoi il consiste, et bien sûr si la personne ne veut pas, je reste sur le Reiki Usui.

(Fichtre, ça m'avait manqué de taper des pavés...)

*Regarde l'heure* Nope, toujours pas sommeil, mais je vais aller me recoucher quand même. Ça va être sympa comme journée je sens...

jeudi 12 mai 2016

Reikoi ?

Là où je me dis que j'ai VRAIMENT laissé tomber ce blog depuis au moins deux ans, c'est que j'ai fait un seul post sur le Reiki (), lors de mon initiation, et rien depuis.

C'est con parce que la plupart de mes posts sur l'éso, avant, c'était "aaah je sais paaAAaas je douuuute je ressens riennn", puis il y a eu l'initiation, puis les auto-soins où j'ai ressenti une seule fois un truc de malade, puis... Puis en fait, rien pendant un an, où j'ai laissé tombé parce que je ne ressentais rien et que j'avais pas l'occasion de faire des soins à des gens.

Et puis un peu plus d'un an plus tard, Nancy s'est lavé les cheveux (elle l'a fait entre temps aussi, hein !). Nancy, elle se lave les cheveux séparemment du reste, donc elle était penchée dans la baignoire pour se les laver et rincer, et comme à chaque fois, elle s'est fait super mal au dos, au point qu'elle arrivait plus trop à se redresser. Je sais pas pourquoi, mais sur une impulsion je lui ai proposé du Reiki, pour voir. J'en avais pas fait depuis un an, j'étais blasé à mort de cet énième fail niveau éso, mais... J'avais envie d'essayer, comme ça, paf. Elle a accepté. J'ai tracé devant son dos le symbole qu'on m'a appris à l'initiation, et j'y ai posé mes mains. Ça a chauffé rapidement, fourmillements et tout le toutim - quant à elle, elle m'a dit "oh ça chauffe ! ...Ça me rappelle quand mon grand-père me magnétisait...". J'ai retiré mes mains au bout de quelques minutes, elle s'est redressée, et. "Putain, j'ai plus mal". Je me suis trouvé un peu con, mon côté rationnel est venu pointer le bout de son nez en disant "boah c'est passé tout seul, c'est tout", mais il a pas trop insisté parce que j'étais occupé à constater que oui, mes mains étaient vachement plus chaudes que d'habitude.

Deux semaines après ce revival, une personne très proche a appris qu'elle était atteinte d'une belle saloperie, et c'est le genre de coïncidence qui m'a fait me dire "bon ok, cette personne va peut-être avoir besoin de moi, JE M'Y REMETS, OKAY".

J'ai donc demandé à Melmothia si y'avait moyen qu'elle me fasse passer au niveau 2 (j'aime bien parler de niveau plutôt que de degré, parce que ça fait un peu RPG, et un peu d'autodérision ça fait pas de mal dans ce domaine). On était en mars 2015, si je dis pas de conneries ? Bref, au niveau 2, on peut frapper plus fort et on peut prendre une épée dans chaque m... non, 'tendez ça c'est pour les Barbares. Au niveau 2, entre autres, on peut faire des soins à distance, ce qui m'intéressait pas mal. On apprend aussi un symbole pour "traiter" le côté mental/émotionnel. Nancy a passé son niveau 1 quelques jours après mon niveau 2.

Le passage au niveau 2 était pas beaucoup plus compliqué que dire "chaussette" (du moins pour moi - tout le boulot était fait par Melmothia, à distance). Les semaines qui ont suivi étaient très chouettes parce que j'étais À FOND dedans. Il suffisait que je pense au Reiki pour avoir les mains qui fourmillent comme des dingues. J'en parlais à tout le monde, j'étais ravi, je ressentais plein de trucs ! Et le symbole pour traiter un peu le côté mental/émotionnel marchait vachement bien sur Nancy, pour la calmer quand elle avait envie d'aller péter la gueule à nos connards de voisin, ou quand pour une raison ou pour une autre elle allait vraiment pas bien.

Je me suis mis aux soins à distance aussi. Les gens initiés par Melmothia (ou par quelqu'un d'autre de cette belle bande de dingues) ont accès à un forum, et parfois, l'un d'eux demande à ceux qui peuvent/qui n'ont pas la flemme de leur faire un soin, à eux ou à un proche. Les soins à distance c'était moins flagrant m'enfin ça marchait plutôt pas mal... Et puis à un moment l'un d'eux a demandé un soin pour son chat (je crois ?) qui était sur le point de mourir. Et... eh ben il est mort.

Ça m'a fait un peu redescendre sur Terre et j'ai arrêté de voir ça comme une panacée. Je le savais déjà, comme on sait que le feu ça brûle sans l'avoir expérimenté. J'ai potassé plein de documents et de sites, et vu à quel point Melmothia et la troupe avaient une démarche radicalement différente et vachement plus saine dans leur manière d'aborder le Reiki, comparé à tous les sites New Age à paillettes qui vendent ça (parfois littéralement) comme un truc merveilleux et génialissime qui va vous faire atteindre l'illumination et guérir tous vos maux et ramener l'être aimé (tu m'étonnes que ce truc ait mauvaise réputation après...). Eux ils sont plutôt "bon on sait pas ce que c'est, où sait pas trop d'où ça vient, ça marche pas toujours, y'a plein d'arnaques liées à ça... M'enfin globalement c'est plutôt cool". Je ferai probablement un autre post avec le topo qu'avait écrit Melmothia à destination des nouveaux initiés ou des gens qui souhaitent l'être. Ça résume bien sa philosophie et ça me parle vachement.

J'ai pas lâché depuis mon niveau 2. En novembre dernier, je suis passé niveau 3, et maintenant je peux initier d'autres gens. Et c'est chouette (et un peu awkward). J'ai initié Nancy au niveau 2 et c'était un très chouette moment, presque intime et solennel. Un peu comme pour les cordes, quoi :)

C'est un peu délicat d'en proposer aux gens, parce que ça reste un putain de truc New Age avec une sale réputation, et même mes amis proches et ma famille voient pas toujours ça d'un bon oeil. Quant aux parfaits inconnus, je sais juste pas comment leur présenter la chose (et du coup, bah je leur propose pas).

Il y a eu de très chouettes résultats, trois ou quatre personnes qui avaient des trucs assez violents, qui m'ont laissé tenter en désespoir de cause ou en s'en foutant un peu parce qu'ils étaient plus à ça près, et... et pouf, ça a marché. Globalement, il y a des hauts et des bas, parfois je ne ressens rien, parfois ça n'a aucun effet... Mais ça marche plutôt pas mal. On va dire, quoi, trois fois sur quatre, il y a une amélioration notable des symptômes ?

Il y a néanmoins des gros fails de temps en temps, qui font que je reste prudent dans ma manière d'aborder la chose. Et que je ne fais pas de promesses quand j'en propose à quelqu'un.

Au final, je garde comme état d'esprit de ne pas trop regarder le Reiki de manière rationnelle. Ce lien avait vraiment été une révélation pour moi pour le coup, sur ma manière d'aborder l'ésotérisme...

Depuis, j'ai globalement vachement plus confiance en moi en éso. Mon côté rationnel ramène toujours le bout de son nez de temps en temps, mais je ne l'entends plus trop. Le seul truc que je regrette c'est que le Reiki est assez éloigné de ce que font la plupart de mes amis proches, qui eux sont vachement plus païens (bien que, pas tous). J'ai droit à quelques piques sur le New Age mais globalement... ça va, ils m'aiment encore. J'crois.

dimanche 8 mai 2016

Nouveau thème !

Gnagnagna ton thème violet il est pas lisible goûts de chiotte pète les yeux Obiwan Kenobi blablabla

Bon ben, après 13 ans et des suggestions d'améliorations plus ou moins heureuses, j'ai refait un thème. Je suis parti de dcBootstrap, lui-même basé sur Twitter Bootstrap 3, comme ça c'est merveilleux, j'ai l'impression d'être au boulot (mais au moins je sais comment ça fonctionne).

Le gros avantage du thème (en plus d'être plus lisible, grmbl), c'est que c'est du responsive design, terme marketing à la con qui veut juste dire que l'affichage s'adapte en fonction de votre résolution. En gros, ça s'affichera différemment sur smartphone que sur un écran de PC.

Bon, j'ai fait ça en 2h30, donc le thème va très probablement évoluer un peu (genre ce grand fond beige, là, je sais pas quoi en faire), mais... Voilà. Si PAR MIRACLE l'ancien thème vous manque, il est dispo dans la colonne de droite.

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