Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 9 mai 2012

Cauchemar de merde

Tags :

...Que je n'arrive pas à interpréter.

-

Brocéliande vient de subir une catastrophe, je ne sais plus laquelle. Raz de marée ? Quoi qu'il en soit, je suis en route pour le Hêtre. Le chemin est interrompu par un gigantesque trou dans le sol, un cercle d'à peu près 200 mètres de diamètre aux parois verticales, empli d'eau. Je ne vois pas le fond mais je visualise parfaitement que quelqu'un qui tomberait dedans ne pourrait pas en sortir, à cause des parois verticales. Panique. Je préviens les autres (par téléphone ?), horrifié, que le Hêtre n'est plus accessible.

Par une ellipse propre aux rêves, je me jette à l'eau, et je me rends compte avec joie qu'en fait, j'ai pied ! L'eau m'arrive jusqu'aux mollets. Je ne vois plus l'autre côté, par contre, et je commence à avancer, les pieds dans l'eau. Je m'arrête, effrayé : et si ça faisait comme à la mer, qu'on a pied près du bord mais que plus on avance, plus on s'enfonce ?

(Ellipse)

Je recommence le chemin. Je finis par arriver au Hêtre. Il est tout seul sur une sorte de pente (je ne me souviens pas de voir d'autres arbres mais comme c'est un rêve... mon attention n'était fixée que sur lui). Je le caresse de l'index pour lui apporter (et m'apporter) un peu de réconfort, après toutes les souffrances qu'il a endurées. Je lui fais un câlin.
Soudain, j'entends un sifflement venu du ciel, façon bombe qui tombe. Ladite bombe explose pas loin de moi, une minuscule explosion que je perçois très clairement pour ce qu'elle est : un avertissement m'intimant l'ordre d'arrêter de m'approcher du Hêtre. Je lève la tête, un hélicoptère loin dans le ciel me surveille.

Je m'éloigne et vais demander à une sorte de garde forestier pourquoi je n'ai pas le droit de l'approcher. Il me dit que c'est comme ça, et que je dois aller payer au guichet. Je vais dans une sorte de cabane qui se trouve à côté du Hêtre (normal), et dedans, la caissière me demande une somme astronomique, genre 10000€. J'hallucine, et elle me répond que ça coûte cher mais que ce n'est pas rien d'avoir le privilège d'abattre une vache.

C'est un rêve, donc j'ai à disposition des informations sur le contexte du rêve que je n'aurais pas autrement. Bref, le lieu est une sorte d'attraction, de parc ? Fréquentée par pas mal de gens, et le Hêtre est un reliquat du lieu qu'il faut quand même éviter d'abîmer. À la caissière, je réponds que je suis végétarien (c'est un mensonge, même dans mon rêve) et que je ne veux pas payer les 10000€. En vrai, j'ai juste pas envie d'abattre une pauvre vache qui ne m'a rien demandé, et surtout, je suis venu voir le Hêtre, moi, bordel.

(Ellipse)

Je retourne voir le Hêtre (le contexte du rêve a changé, je ne suis pas sûr que ça se déroule chronologiquement après ou si c'est juste un rêve différent). Je dois passer par une sorte de bâtiment-sas : une porte d'entrée, puis une porte de sortie vers le Hêtre. Au moment où je franchis la porte d'entrée, j'entends une sirène au loin, façon alerte nucléaire.

Dans la pièce, j'ouvre la porte de sortie et ... je meurs, dans une explosion nucléaire. Lumière blanche aveuglante.

(Ellipse)

J'y retourne, muni d'une combinaison pour survivre à l'explosion. Quand j'ouvre à nouveau la porte de sortie, la vue se transforme brièvement en mode Hack n' Slash, façon Magicka. Une trentaine de monstres m'assaillent, dont je me débarrasse facilement à grands coups d'explosions.

Je parcours mon chemin, avec une vision un peu bizarre façon lunettes nocturnes : l'explosion/lumière blanche est toujours là mais je vois au travers, un peu comme dans un brouillard léger. Autour de moi, je ressens une impression de guerre et de chaos. Quelqu'un me prévient que je ne vais pas aimer ce que je vais voir. Et en effet : le Hêtre, abîmé par l'explosion nucléaire, s'écroule lentement sous mes yeux.

Voilà, il est tombé.

(Ellipse)

J'y retourne. En lieu et place du Hêtre, il ne reste qu'une souche. Tout est calme.

dimanche 6 mai 2012

\o/

Tags :

WOUHOUHOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU \o/

mercredi 2 mai 2012

Triste, triste Beltaine (suite)

Tags :

Je me sens un peu désorienté depuis samedi.
J'attendais beaucoup de ces trois jours... J'espérais pouvoir à nouveau redémarrer la flamme en éso. J'espérais repartir ressourcé, transformé presque, avoir une sorte de révélation comme il y a un an. 

C'était symbolique : il y a un an ça a changé complètement ma vie. Là, j'ai un autre changement à effectuer dans un autre domaine tout aussi important, et je voulais le commencer en revenant de Ponthus, en espérant revenir "tout neuf".

J'attendais un nouveau coup de pouce. En voyant les lieux du Hêtre dévastés, j'ai eu la sensation que les dieux m'envoyaient chier en me hurlant de me démerder un peu tout seul.
Il y an un j'ai vraiment l'impression d'avoir eu une chance énorme, une aide gigantesque, une occasion unique de me "mettre à l'éso" (formule plus que phrase qui veut dire prendre quotidiennement soin de ma vie spirituelle). Et que cette occasion, je l'ai gâchée, puisqu'il ne se passe quasiment plus rien plusieurs mois. Plus de méditation, plus de lectures, juste le temps qui passe sans réflexion profonde.

J'ai eu l'impression que les dieux m'envoyaient chier et je me suis demandé pourquoi. Et puis, en rentrant piteusement à la maison, dimanche, je me suis rendu compte que, malgré tout, la magie de la forêt avait opéré quand même. Je me sentais ressourcé. Cette sorte d'éveil de la conscience qui fait réaliser à quel point les points les plus matériels sont les plus futiles. Cet aperçu fugace de la compréhension du paradoxe ultime : chacune de nos existences est brève et infime mais il n'y a rien de plus beau ni de plus important.

Je suis sorti de la forêt dévastée en comprenant que la force dont j'avais besoin, je l'avais en moi, je l'avais toujours eue en moi, et que je n'avais pas besoin d'un coup de pouce.
Je crois que c'est à moi, à nous, de donner un coup de pouce au Hêtre, cette fois.

lundi 30 avril 2012

Triste, triste Beltaine

Tags :

Beltaine.

Trois jours auprès du Hêtre, comme l'année dernière, cette fois qui a changé ma vie.

On devait être une quinzaine, et on n'était plus que six (Gwenn, Ju, Isatis, Nancy et moi, plus Aurélie qui devait arriver le lundi). Tout le monde s'est décommandé, à chaque fois pour des raisons parfaitement valables, mais tout le monde s'est décommandé quand même. 

Le temps abominable qui durait depuis deux semaines et qui était prévu pour le weekend nous a fait nous demander si on allait vraiment y rester les trois jours. Il fut décidé qu'on tenterait quand même, quitte à rentrer à Rennes au chaud dimanche pour repartir lundi et fêter Beltaine le soir.

Je commence vraiment à croire que quand on dit "ça peut pas être pire", Dieu / les dieux / les esprits répondent "Challenge accepted".

On est arrivé au Brécilien, la patronne qui nous connaît bien nous a dit qu'elle ne voulait pas nous déprimer mais que près de la fontaine de Barenton, c'était abominable, qu'il y avait des arbres coupés partout. C'est peut être le moment de rappeler que 80% de Brocéliande est un terrain privé, incluant le Hêtre de Ponthus. Ce terrain fait partie d'une exploitation forestière.

Bon. Nous sommes tant bien que mal arrivés à la fontaine. De la boue partout comme on n'a jamais vu ça, des arbres coupés en pagaille, effectivement.

Et puis, en route vers le Hêtre. Une barrière qui n'y était pas la dernière fois nous a fait pester, mais bon, elle était juste là pour dissuader. À 300 mètres du Hêtre, on aperçoit un tractopelle sur le bord de la route. À 200 mètres, on enjambe les énormes traces de pneu dudit tractopelle, traces emplies d'eau boueuses.

À 100 mètres... "Oh putain".


(Cliquez pour agrandir)

Un gigantesque pin s'est écroulé sur le Hêtre il y a deux ou trois jours, arrachant une des branches principales. Partout autour, d'autres arbres tombés, ou abattus, des amas de branches mortes disséminés alentour. Des traces de pneus passés allègrement là où on avait pris l'habitude de faire le feu. Des arbres jouxtant le Hêtre marqués d'un gros trait jaune voulant dire, "you're next".

On ne reconnaissait pas l'endroit. On avait envie de pleurer.

Une fois le choc initial à peu près passé, on s'est dit qu'avec le fait que tout le monde se soit décommandé, qu'il fasse un temps épouvantable, que le Hêtre soit blessé, ben... il fallait peut-être arrêter d'insister. On repartirait le lendemain. Ils avaient prévu des rafales de vent et la dernière chose dont on avait besoin c'était qu'un autre arbre s'écroule sur nos tentes.

La soirée fut agréable, au moins. Une fois qu'on eut réussi à faire un feu. La pluie battante contre la tente, la nuit, était une indication de ce qui nous attendrait le lendemain matin.

Le lendemain matin, sans la brume de la veille, le vue était pire.


(Cliquez pour agrandir)

Pour reprendre l'analyse d'Isatis, le terrain est une exploitation forestière et les pins ont commencé à être exploités dans la zone autour du Hêtre, fragilisant le réseau de racines. La terre gorgée d'eau et la tempête d'il y a quelques jours ont fait le reste.

On est rentrés à Paimpont en faisant un tour à la boutique de minéraux, où on leur a appris ce qui était arrivé au Hêtre. Ceux qui tenaient la boutique étaient écœurés. La patronne nous a dit que le proprio du terrain n'était "pas très arrangeant", sous-entendant que c'était un gros con. Elle a également ajouté qu'on n'avait de toute façon pas le droit d'y aller et qu'on ne pouvait donc en théorie rien dire (c'étaient des faits qu'elle détaillait, on sentait bien qu'elle non plus n'avait absolument rien à foutre de cette interdiction). Toute la forêt est en train d'être verrouillée, le Hêtre du voyageur est maintenant inaccessible (barrière, barbelés et tout).

Surtout, elle a dit que si le proprio commençait vraiment à en avoir marre, le Hêtre allait y passer aussi.

Ça nous a un peu glacé le sang.

Je veux dire, même les non-mystiques sont sensibles à la beauté. Même le dernier des connards devrait trouver cet arbre Beau. Je crois. Enfin, je le pensais, avant. Maintenant je doute.

Je passerai sur ce que je pense de cette exploitation forestière, de leur projet de centre d'enfouissement des déchets dans le coin, et surtout de la possibilité de "posséder" un arbre vieux de plusieurs siècles et d'avoir le droit de le couper sur un coup de tête.

Ce sur quoi j'essaie de concentrer mes réflexions, c'est savoir ce qu'on peut faire pour arrêter les dégâts. Et je sais pas.

Contacter le proprio pour lui demander de ne pas se servir de son tractopelle comme un gros bœuf, et de ne pas toucher à la zone autour du Hêtre pour ne pas fragiliser le réseau de racines, bref, en appeler à sa raison ? Quelle que soit la manière dont c'est présenté, je vois pas comment ça pourrait marcher.

Contacter une asso ? Terrain privé, je doute qu'elle puisse faire quelque chose.

Je sais juste pas.

jeudi 12 avril 2012

On va tous mourir

Tags :

Il y a un truc qui m'emmerde quand je tente de faire des réflexions un peu poussées, c'est l'idée que 300 philosophes ou autres experts dans le domaine y ont réfléchi avant moi et ont pondu des bouquins dont la réflexion est d'une complexité que je ne serai jamais capable d'atteindre de près ou de loin.

Alors bon, si je continue quand même mes réflexions, c'est parce que je ne lirai jamais les leurs, et qu'il vaut mieux ça que de ne pas réfléchir du tout.

Bref. Je ne suis pas philosophe ni économiste, mais j'ai (malgré tout mon mysticisme) un esprit relativement scientifique. Si je suis de gauche économiquement (socialement aussi mais c'est pas le sujet de ce post), c'est parce que le principe de Croissance (avec un grand C comme Connerie) me paraît une aberration sur le plan logique.

Comment on peut ériger comme modèle un truc pareil ? Pour que ça fonctionne indéfiniment, il faudrait que le nombre de ressources de la planète augmente avec le temps, alors que bien c'est évidemment l'inverse.

Alors la raison derrière tout ça, je la connais : penser aux conséquences à long terme, c'est dur. Presque personne ne le fait parce que l'esprit humain est ainsi, lui et sa formidable capacité à ignorer ce qui n'est pas à proximité (locale ou temporelle). C'est la même raison qui fait qu'on se sent généralement plus touché par un mort dans sa ville que par un génocide en Afrique. Les gens qui crèvent par milliers, on ne les connaît pas, on a du mal à se représenter leur vie, et on ne se sent pas directement concerné.

C'est plus facile de penser à court terme et de laisser les emmerdes aux générations futures, en espérant très très fort qu'on ne sera plus là pour voir lesdites emmerdes. 

Sauf que.

J'ai l'impression que les générations futures en question, c'est nous, et qu'on va bel et bien être là pour les subir, ces emmerdes.

À la base, c'est ce lien qui m'a donné envie de faire ce post (et aussi parce que je blogue pas beaucoup, ces derniers temps) :

http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-paul-baquiast/080412/1972-2012-le-club-de-rome-confirme-la-date-de-la-catastrophe

Voilà voilà.

Ce qui me terrorise, c'est la phase de transition. Les mondes post-apo c'est déjà pas mon truc, alors la période entre la pré-apo et le post-apo (autrement dit, l'apocalypse en question), j'ai pas du tout envie de voir ça.
J'ai peur pour moi, Nancy, ma famille, mes amis, qu'on se retrouve au chômage, à la rue, qu'on vive (ou qu'on meure dans) une sorte d'apocalypse à base de pillages et de violences et de luttes simplement pour pouvoir boire ou bouffer.

Alors je commence à envisager de faire des réserves de bouffe et d'eau, voire des armes ? Envisager, pour l'instant.

Dans les commentaires de l'article, il y en a qui parlent de gens qui recrutent des milliers de mercenaires par anticipation. D'autres qui soupçonnent des gens influents de prendre des décisions pour sauver leur peau du cataclysme à venir. Je ne sais pas si c'est vrai, mais ça me foutrait un peu la haine que ce genre de parasite survive à ce genre de changement (et ça sera le cas, j'imagine). 


L'Ère du Verseau, tout ça... Je sais pas si ce sont des trucs d'illuminés (ce qui ne me poserait pas de problème, puisque je *suis* un illuminé) ou pas. Mais je me dis juste que la décroissance impliquerait un profond changement de mentalité. Ça ne serait plus compatible (ou ça le serait moins) de faire la course, d'avoir une mentalité prônant la compétition avec les autres. Ça obligerait sans doute à plus d'entraide, plus d'empathie. À penser sur le long terme, enfin.

C'est peut-être ça le renouveau spirituel que pas mal de gens attendent, au fond : pas une prise de conscience soudaine ou un changement magique et inexpliqué des mentalités, juste un changement forcé du modèle économique après un gigantesque bordel causé par le mur qu'on se sera pris, induisant lui-même un changement forcé des mentalités. Ça serait moins glorieux mais le résultat serait là quand même.

Dans l'absolu, je me dis que la décroissance finira de toute façon par s'imposer d'elle même, mais j'aimerais être encore là pour en profiter...

jeudi 8 mars 2012

Thou shalt have a golden apple

Tags :

Pardon pour le titre, je n'en trouvais pas alors j'ai pris les paroles de ce que j'écoutais (Faun - Golden Apples).

J'ai envie de bloguer parce que ça fait longtemps, et que je suis réveillé depuis 4h du mat. Je donnerais bien comme excuse que c'est parce que c'est la pleine lune, mais j'ai jamais eu besoin de la pleine lune pour faire une insomnie.

Il y a des choses qui ne changent pas, notamment le fait qu'en ésotérisme je connais des périodes de creux comme des périodes où je suis beaucoup plus perché. Les périodes de creux s'accompagnent souvent d'un certain malaise... Celui du doute propre aux questions existentielles, celui d'une colère envers moi-même pour ne pas être capable de me bouger le cul pour méditer ou pour croire, juste croire. La foi est quelque chose d'incroyablement rassurant, parce qu'elle dissipe les doutes et qu'elle apporte une compréhension du monde (avérée ou pas, ce n'est pas la question).

Au contraire, dans ces périodes de creux, comme c'est le cas pour moi depuis plusieurs mois, l'absence de foi me bouffe (il y aurait un jeu de mot à faire avec foi/foie et bouffe, mais Noël est déjà loin). La nostalgie de cet état d'esprit que je ne suis pas capable de retrouver est déprimante. Je me mets à me détester parce que je passe beaucoup trop de temps sur le PC à faire des trucs qui sont tout sauf constructifs. J'ai passé 80 heures sur Skyrim, un temps pas possible sur Facebook et 9gag, tout en me rappelant cette espèce d'âge d'or où je parlais aux arbres et aux cailloux et où je sentais des fourmillements dans les doigts après dix minutes de méditation.

Un observateur extérieur et athée doit me regarder avec pitié osciller entre une phase de laisser-aller lamentable et une phase de mysticisme stupide. Sauf que pour moi, la phase de mysticisme est tout sauf stupide et c'est ce vers quoi je veux retourner.

Il y a bientôt un an déjà, je revenais de Ponthus complètement perché. Je ne saurais pas dire si mes croyances correspondaient à la réalité (personne ne peut savoir une chose pareille), tout ce que je sais c'est que j'étais bien, putain j'étais bien... J'ai refait ma vie, j'ai déménagé, je me suis mis à la méditation et au sport, je ne jouais pas à des jeux stupides sur le PC, et j'ai rencontré Nancy. Et puis depuis, pouf, période de creux à ce niveau là.

Oh, le reste de ma vie ça va... Je vois souvent mes amis qui sont très chers à mon petit coeur de Muh, je vois moins souvent d'autres amis qui me manquent beaucoup (quelle idée de ne pas habiter à Rennes, aussi), et puis surtout, il y a Nancy. Si elle ne dormait pas j'irais bien lui faire un câlin juste pour lui redire à quel point je suis heureux qu'elle soit dans ma vie, tiens.

Bref. (J'avais pas encore mis de "Bref." dans ce post, ça n'allait pas.)

Tout ça pour dire que je retourne bientôt à Ponthus et que j'en attends beaucoup ...trop. J'espère au fond de moi revivre un déclic comme l'année dernière pour sortir de cette période de creux. Mais l'année dernière, quand j'y suis allé, je n'attendais rien de particulier de ces deux jours, à part camper deux jours dans la forêt près d'un arbre splendide, avec des amis que j'aime, et d'autres gens que j'avais hâte de rencontrer. Je n'attendais pas de déclic au niveau éso. Là, si.

J'essaie de comprendre ce que ce lieu représente pour moi. Ce n'est pas le Hêtre en lui même qui me rend perché, je crois. C'est un arbre magnifique qui dégage beaucoup de choses, mais ça ne suffit pas à expliquer pourquoi j'ai autant hâte d'y retourner. Je crois que c'est la forêt en elle-même, parce qu'elle symbolise pour moi l'opposé de la ville. L'opposé de la société. L'opposé de la foule. L'opposé du matérialisme. La forêt représente pour moi le spirituel, la solitude (ou du moins la vie en très petit groupe et uniquement avec des gens que j'aime énormément), le retrait et le calme. Et je crois qu'au fond de moi j'ai choisi de cristalliser en le Hêtre de Ponthus tout ce que la forêt représente pour moi. Parce que le Hêtre, c'est la forêt à son apogée. C'est l'arbre le plus beau que je connaisse, le plus impressionnant, le plus isolé aussi. 

Ça peut expliquer pourquoi il y a des fois où cet arbre me parle moins que d'autres. La dernière fois on y est allé en vitesse, resté 45 minutes et reparti parce que le Soleil commençait à se coucher. Je n'ai pas eu le temps de ressentir grand chose parce que les éléments de calme et de retrait n'étaient pas là. Il y avait à la place trop de monde et trop de précipitation. Je me suis plaint après à moi même de ne rien avoir ressenti et de ne même pas (comble) avoir fait de photo.
Tu m'étonnes.

Alors qu'il y a un an, on y est resté plus longtemps que jamais. Peut être que c'est juste de ça dont j'ai besoin pour avoir un déclic : avoir le temps de m'imprégner du lieu et de son symbolisme.

C'est pour ça que j'ai très hâte qu'on y retourne, parce qu'on va y rester potentiellement encore plus longtemps. Mais c'est pour ça que j'ai peur, aussi, d'en attendre trop. Parce que si je n'ai pas de déclic, voire si je ne ressens rien, qu'est-ce qu'il me restera comme espoir pour sortir de ces périodes de creux ?

C'est bientôt le printemps et j'ai hâte que l'énergie dormante se réveille, et que l'hiver soit fini.

jeudi 2 février 2012

En fait

Tags :

Je sais pas pourquoi je me prends autant la tête à avoir peur de la mort et de ce qu'il y a après.

Dans tous les cas, j'y passerai, comme tout le monde.
S'il n'y a rien, je ne le saurai jamais et donc je ne serai pas déçu le moment venu.
S'il y a quelque chose, c'est tout bénef.

Pas plus compliqué que ça \o/

- page 1 de 124